Sainte Marie Mère de Dieu! L’année 2020 sous le signe de Marie…

1 janvier 2020 § Poster un commentaire

« Né d’une femme. Selon le récit de la Bible, la femme arrive au sommet de la création, comme le résumé de tout le créé. Elle renferme en elle, en effet, la finalité du créé lui-même : la génération et la protection de la vie, la communion avec tout, le soin de tout. C’est ce que fait la Vierge Marie dans l’Evangile aujourd’hui. « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ». Elle conservait tout : la joie pour la naissance de Jésus et la tristesse pour l’hospitalité refusée à Bethlehem ; l’amour de Joseph et l’étonnement des bergers ; les promesses et les incertitudes pour l’avenir. Elle prenait tout à cœur et mettait tout en place dans son cœur, même les adversités. Parce qu’elle ordonnait dans son cœur toute chose avec amour et confiait tout à Dieu.

Dans l’Evangile, cette action de Marie revient une seconde fois : à la fin de la vie cachée de Jésus, il est dit en effet que « sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (v. 51). Cette répétition nous fait comprendre que, conserver dans le cœur, n’est pas un beau geste que la Vierge Marie faisait quelquefois, mais c’était son habitude. C’est propre à la femme, de prendre à cœur la vie. La femme montre que le sens de la vie, ne consiste pas à continuer de produire des choses, mais de prendre à cœur les choses qui existent. Seul celui qui regarde avec le cœur voit bien, parce qu’il sait “regarder à l’intérieur” : la personne au delà de ses erreurs, le frère au delà de ses fragilités, l’espérance dans les difficultés; voir Dieu en tout.

Au moment où nous commençons la nouvelle année demandons-nous : “Est-ce que je sais regarder avec le cœur ? Est-ce que je sais regarder les personnes avec le cœur ? Est-ce que les gens avec qui je vis me tiennent à cœur, ou bien est-ce que je les détruis par les commérages ? Et surtout, ai-je le Seigneur au centre du cœur, ou bien d’autres valeurs, d’autres intérêts, ma promotion, les richesses, le pouvoir ?”. Si seulement la vie nous tient à cœur, nous saurons en prendre soin et dépasser l’indifférence qui nous enveloppe. Demandons cette grâce : de vivre l’année avec le désir de prendre à cœur les autres, de prendre soin des autres. Et si nous voulons un monde meilleur, qui soit une maison de paix et non une cour de guerre, il faut avoir à cœur la dignité de toute femme. De la femme est né le Prince de la paix. La femme est donneuse et médiatrice de paix et doit être pleinement associée aux processus décisionnels. Car, quand les femmes peuvent transmettre leurs dons, le monde se retrouve plus uni et plus en paix. Pour cela, une conquête pour la femme est une conquête pour l’humanité entière.

Né d’une femme. Jésus, qui vient de naître, s’est miré dans les yeux d’une femme, dans le visage de sa mère. Il a reçu d’elle les premières caresses, il a échangé avec elle les premiers sourires. Avec elle, il a inauguré la révolution de la tendresse. L’Eglise, en regardant l’enfant Jésus, est appelée à la continuer. Parce qu’elle aussi, tout comme Marie, est femme et mère, l’Eglise est femme et mère, et, dans la Vierge Marie, elle retrouve ses traits distinctifs. Elle la voit, immaculée, et se sent appelée à dire “non” au péché et à la mondanité. Elle la voit, féconde, et se sent appelée à annoncer le Seigneur, à l’engendrer dans les vies. Elle la voit, mère, et se sent appelée à accueillir tout homme comme son enfant. »

Homélie du pape François pour la solennité de Marie Mère de Dieu, 1er janvier 2020. LIIIème journée mondiale de la paix.(Texte intégral de l’homélie).

Le signe de la crèche: stupeur et émerveillement…

4 décembre 2019 § Poster un commentaire

Voici donc la merveilleuse lettre apostolique que le pape François nous avait promise sur…la crèche! Je vous en livre ici quelques extraits.  De quoi donner un souffle nouveau au temps de l’Avent.

Et pour ceux qui seraient en panne d’inspiration, voici un petit tour de monde des crèches. A chacun de trouver son style 🙂

« Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. Représenter l’événement de la naissance de Jésus, équivaut à annoncer le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et, nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui. (…)

Pourquoi la crèche suscite-t-elle tant d’émerveillement et nous émeut-elle ? Tout d’abord parce qu’elle manifeste la tendresse de Dieu. Lui, le Créateur de l’univers, s’abaisse à notre petitesse. Le don de la vie, déjà mystérieux à chaque fois pour nous, fascine encore plus quand nous voyons que Celui qui est né de Marie est la source et le soutien de toute vie. En Jésus, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction ; un ami fidèle qui est toujours près de nous. Il nous a donné son Fils qui nous pardonne et nous relève du péché.

Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem. Bien sûr, les Évangiles restent toujours la source qui nous permet de connaître et de méditer sur cet Événement, cependant la représentation de ce dernier par la crèche nous aide à imaginer les scènes, stimule notre affection et nous invite à nous sentir impliqués dans l’histoire du salut, contemporains de l’événement qui est vivant et actuel dans les contextes historiques et culturels les plus variés.(…)

« La vie s’est manifestée » (1Jn 1, 2) : c’est ainsi que l’Apôtre Jean résume le mystère de l’Incarnation. La crèche nous fait voir, nous fait toucher cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’histoire et à partir duquel la numérotation des années, avant et après la naissance du Christ, en est également ordonnée.

La manière d’agir de Dieu est presque une question de transmission, car il semble impossible qu’il renonce à sa gloire pour devenir un homme comme nous. Quelle surprise de voir Dieu adopter nos propres comportements : il dort, il tète le lait de sa mère, il pleure et joue comme tous les enfants ! Comme toujours, Dieu déconcerte, il est imprévisible et continuellement hors de nos plans. Ainsi la crèche, tout en nous montrant comment Dieu est entré dans le monde, nous pousse à réfléchir sur notre vie insérée dans celle de Dieu ; elle nous invite à devenir ses disciples si nous voulons atteindre le sens ultime de la vie.

Bon, je m’arrête là car c’est trop difficile de choisir. Je pourrais tout aussi bien vous mettre toute la lettre qui présente encore beaucoup de perles cachées…en voici donc le texte intégral ! (1decembre 2019)

st Josémaria, à l’instar de beaucoup d’autres saints, nous livre aussi sa façon de prier devant la crèche:
« J’ai toujours essayé, en parlant devant la crèche, de contempler le Christ Notre Seigneur enveloppé de langes, sur la paille d’une mangeoire; et lorsqu’Il est encore enfant et ne parle pas encore, de voir en Lui le Docteur et le Maître. J’ai besoin de Le considérer ainsi, car je dois L’écouter. Et pour écouter ce qu’Il a à me dire, il me faut m’efforcer de connaître sa vie: lire le Saint Evangile, méditer ces scènes que le Nouveau Testament nous rapporte, afin de pénétrer le sens divin du cheminement de Jésus sur la terre…. » homélie le triomphe du Christ dans l’humilité, n°14

 

Toussaint: on ira tous au Paradis!

31 octobre 2019 § Poster un commentaire

On ira tous au Paradis? Ce beau texte du début du pontificat du pape François pourrait nous aider à répondre à la question. Garanti sans langue de bois!

« La fête de la Toussaint, que nous célébrons aujourd’hui, nous rappelle que le but de notre existence n’est pas la mort, c’est le Paradis ! L’apôtre Jean l’écrit : « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3, 2). Les saints, les amis de Dieu, nous assurent que cette promesse ne déçoit pas. Au cours de leur existence terrestre, en effet, ils ont vécu en communion profonde avec Dieu. Sur le visage de leurs frères les plus petits et méprisés, ils ont vu le visage de Dieu et, à présent, ils le contemplent face à face dans sa beauté glorieuse.

Les saints ne sont pas des surhommes, et ils ne sont pas nés parfaits. Ils sont comme nous, comme chacun de nous, ce sont des personnes qui avant d’atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des douleurs, des peines et des espérances. Mais qu’est-ce qui a changé leur vie ? Quand ils ont connu l’amour de Dieu, ils l’ont suivi de tout leur cœur, sans conditions ni hypocrisie; ils ont dépensé leur vie au service des autres, ils ont supporté les souffrances et les adversités sans haine et en répondant au mal par le bien, en diffusant la joie et la paix. Telle est la vie des saints : des personnes qui, par amour de Dieu, ne lui ont pas posé de conditions dans leur vie ; elles n’ont pas été hypocrites ; elles ont dépensé leur vie au service des autres pour servir le prochain ; elles ont souffert de nombreuses adversités, mais sans haine. Les saints n’ont jamais de haine. Comprenez bien cela : l’amour vient de Dieu, mais la haine, de qui vient-elle ? La haine ne vient pas de Dieu mais du diable ! Et les saints se sont éloignés du diable ; les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans leur cœur et qui la transmettent aux autres. Ne jamais avoir de haine, mais servir les autres, les plus nécessiteux ; prier et vivre dans la joie ; telle est la voie de la sainteté ! Etre saints n’est pas le privilège d’un petit nombre, comme si quelqu’un avait reçu un gros héritage ; nous tous, dans le baptême, avons l’héritage de pouvoir devenir saints. La sainteté est une vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la voie de la sainteté, et cette voie a un nom, un visage : le visage de Jésus Christ. Il nous enseigne à devenir saints. Dans l’Évangile, il nous montre la route : celle des Béatitudes (cf. Mt 5, 1-12). En effet, le Royaume des cieux est pour ceux qui ne placent pas leur sécurité dans les choses, mais dans l’amour de Dieu ; pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne pensent pas être justes et qui ne jugent pas les autres, pour ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec qui se réjouit, qui ne sont pas violents mais miséricordieux et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix. Le saint, la sainte est l’artisan de la réconciliation et de la paix ; il aide toujours les personnes à se réconcilier et il aide toujours afin que la paix règne. C’est ainsi que la sainteté est belle ; c’est une belle route !

Aujourd’hui, en cette fête, les saints nous communiquent un message. Ils nous disent ; ayez confiance dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit pas ! Il ne déçoit jamais, c’est un bon ami toujours à nos côtés. À travers leur témoignage, les saints nous encouragent à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ou d’être incompris et tournés en dérision quand on parle de Lui et de l’Évangile; ils nous démontrent à travers leur vie que celui qui reste fidèle à Dieu et à sa Parole fait déjà sur terre l’expérience du réconfort de son amour et ensuite du « centuple » pour l’éternité. Cela est ce que nous espérons et que nous demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts. Avec sagesse, l’Église a placé en étroite succession la fête de la Toussaint et la Commémoration de tous les fidèles défunts. A notre prière de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s’unit la prière d’intention pour ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle.

Nous confions notre prière à l’intercession de Marie, Reine de tous les saints. »

Angélus du pape François, 1er novembre 2013

La sainteté pour tous? Tout un programme!

2 octobre 2019 § Poster un commentaire

« Le Seigneur nous a choisis avant la constitution du monde pour que nous soyons saints en sa présence. » C’est avec ces paroles de saint Paul que saint Josémaria résume le message de l’Opus Dei : être saints au milieu du monde…

Voici également le dernier message du prélat de l’Opus Dei, Mgr Fernando Ocariz: optimisme et résolution dans l’aventure de notre vie de chrétien: « mettre le Christ au sommet de toutes les activités humaines » 🙂

Mes très chers enfants, que Jésus vous garde !

Au mois de septembre dernier, nous avons consacré à Rome quelques jours à réfléchir sur la nécessité et les défis de la formation chrétienne à notre époque. Nous avons rappelé, entre autres, la conviction de notre fondateur que la formation que l’on donne dans l’Opus Dei doit viser à «former des chrétiens remplis d’optimisme et décidés, capables de vivre dans le monde leur aventure divine» (Lettre du 2 octobre 1939).

Vivons et aidons les autres à vivre dans cet optimisme plein d’espérance de savoir que nous ne comptons pas seulement ni principalement sur nos pauvres forces, mais sur la grâce de Dieu (cf. Mt 28, 20). Avec élan, sans nous abandonner à la passivité, toujours à l’écoute de l’Esprit Saint (cf. 2 Cor 3, 6). Ainsi, nous pourrons nous lancer chaque jour, avec une sainte audace, dans cette aventure qui consiste à faire connaître à tous l’amitié du Christ dans la vie ordinaire (cf. Mt 16, 15).

À la veille d’un nouveau 2 octobre, ces considérations peuvent nous aider à fortifier en chacun d’entre nous, et chez beaucoup d’autres personnes, l’optimisme et la résolution dans l’aventure de mettre le Christ au sommet de toutes les activités humaines.

Je termine ces lignes en vous invitant à prier pour les fruits du mois missionnaire extraordinaire convoqué par le pape François, et pour le synode des évêques, qui commencera dans peu de jours à Rome.

Avec toute mon affection, je vous bénis,

votre Père Fernando

Rome, le 1er octobre 2019

Bioéthique: la Conférence des évêques de France s’exprime…

28 septembre 2019 § Poster un commentaire

15 août! Qui est Marie pour toi?

15 août 2019 § Poster un commentaire

Parfois, il est bon de se laisser surprendre, par des témoins inattendus..Lourdes, cette année, nous illumine à nouveau. Et nous réveille, comme toujours 🙂

Je voulais aussi partager avec vous, en cette belle fête de l’Assomption, la magnifique chanson de la comédie musicale sur la petite messagère de la Vierge, Bernadette Soubirou : Madame. Tout est dit…

La fête de l’Assomption de Notre Dame nous fait toucher du doigt cette joyeuse espérance. Nous sommes encore pèlerins, mais Notre Mère nous a précédés et nous montre déjà la fin du chemin : elle nous répète qu’il est possible d’y parvenir et que, si nous sommes fidèles, nous y parviendrons. Car la Très Sainte Vierge n’est pas seulement un exemple pour nous, elle est aussi le secours des chrétiens. Et devant notre requête — Monstra te esse Matrem — elle ne sait ni ne veut refuser à ses enfants les soins de sa maternelle sollicitude.
saint Josémaria, Quand le Christ passe, 177, 5

Suite du périple du prélat de l’Opus Dei: on a marché sur la lune!

4 août 2019 § Poster un commentaire

Faire des choix tout en restant libre? Où trouver la force d’aimer? Quel a été le premier mot prononcé sur la lune? Prenez 6 minutes de votre précieux temps estival et vous aurez la réponse!

De loin, là-bas, à l’horizon, il semble que le ciel rejoigne la terre. N’oublie pas que c’est dans ton cœur d’enfant de Dieu que la terre et le ciel se rejoignent vraiment. (St Josémaria, Sillon, 309)

Voir ici le compte rendu complet du voyage. Bon été à tous! 🙂

 

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Catégorie Humeur sur L'Opus Dei comme il va....

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