Redécouvrir Saint Joseph le silencieux….

4 février 2018 § Poster un commentaire

A partir de ce dimanche 4 février, l’Eglise nous invite à vivre cette belle dévotion des 7 dimanches de saint Joseph, pour préparer la fête du patriarche, le 19 mars. Le connaissons-nous vraiment en effet? L’occasion de redécouvrir quelques beaux textes…

« Saint Joseph a été appelé par Dieu à servir directement la personne et la mission de Jésus en exerçant sa paternité c’est bien de cette manière qu’il coopère dans la plénitude du temps au grand mystère de la Rédemption et qu’il est véritablement « ministre du salut ». Sa paternité s’est exprimée concrètement dans le fait « d’avoir fait de sa vie un service, un sacrifice au mystère de l’Incarnation et à la mission rédemptrice qui lui est liée; d’avoir usé de l’autorité légale qui lui revenait sur la sainte Famille, pour lui faire le don total de lui-même, de sa vie, de son travail; d’avoir converti sa vocation humaine à l’amour familial en une oblation surnaturelle de lui-même, de son coeur et de toutes ses forces à l’amour mis au service du Messie qui naquit dans sa maison. » Exhortation apostolique Redemptoris Custos de st Jean-Paul II (ici) « Joseph fut, sur le plan humain, le maître de Jésus. Il l’a entouré, jour après jour, d’une affection délicate, il a pris soin de Lui avec une abnégation joyeuse. N’est-ce pas là une bonne raison pour considérer cet homme juste, ce saint Patriarche, en qui culmine la foi de l’Ancienne Alliance, comme un maître de vie intérieure ? La vie intérieure n’est rien d’autre qu’un rapport assidu et intime avec le Christ pour nous identifier à Lui. Et Joseph saura nous dire bien des choses de Jésus! C’est pourquoi, vous ne devez jamais négliger de le fréquenter: Ite ad Joseph, comme l’a répété la tradition chrétienne par une phrase de l’Ancien Testament.

Maître de vie intérieure, travailleur acharné à sa tache, serviteur fidèle de Dieu, en relation constante avec Jésus, tel fut Joseph. Ite ad Joseph. Avec Saint Joseph, le chrétien apprend ce que signifie être de Dieu, et être pleinement parmi les hommes en sanctifiant le monde. Allez à Joseph, et vous rencontrerez Jésus. Allez à Joseph, et vous rencontrerez Marie, qui a toujours rempli de paix l’attachant atelier de Nazareth. » Dans l’atelier de Joseph, homélie de st Josémaria (ici)

Douleurs et joies de saint Joseph, sanctuaire de Torreciudad : en PDF ici

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En l’Epiphanie du Seigneur

6 janvier 2018 § Poster un commentaire

Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus l’adorer. Notre expérience est la même. Nous aussi, nous avons remarqué que, peu à peu, une nouvelle lueur s’allumait dans notre âme: le désir d’être pleinement chrétiens; si vous me permettez l’expression, le souci de prendre Dieu au sérieux. Si chacun de nous se mettait maintenant à raconter à haute voix l’histoire intime de sa vocation surnaturelle, nous conclurions, nous autres, que tout ceci était divin. Remercions Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, et Sainte Marie, par laquelle nous parviennent toutes les bénédictions du ciel, de ce don qui, avec celui de la foi, est le plus grand que le Seigneur puisse accorder à une créature: la ferme détermination d’atteindre la plénitude de la charité, en étant convaincu que la sainteté au milieu des tâches professionnelles et sociales est non seulement possible, mais nécessaire.

Avec quelle délicatesse le Seigneur nous invite! Il s’exprime au moyen de paroles humaines, comme un amoureux: je t’ai appelé par ton nom… tu es à moi. Dieu, qui est la beauté, la grandeur, la sagesse, nous annonce que nous sommes siens, que nous avons été choisis comme terme de son amour infini. Quelle vie de foi il faut avoir pour ne pas dénaturer cette merveille que la Providence divine met entre nos mains! Une foi comme celle des Rois Mages: la conviction que ni le désert, ni les tempêtes, ni la tranquillité des oasis ne nous empêcheront de parvenir à ce Bethléem éternel qu’est la vie définitive avec Dieu.

Saint Josémaria

En l’Epiphanie du Seigneur, texte intégral

Trois gestes des Mages orientent notre marche à la rencontre du Seigneur qui se manifeste aujourd’hui comme lumière et salut pour tous les peuples. Les Mages voient l’étoile, ils marchent et ils offrent des présents.(…)  faisons comme les Mages : lever la tête, marcher, et offrir des dons gratuits.

Epiphanie 2018, homélie du pape François

 

 

Joyeux Noël à tous! avec les voeux du prélat de l’Opus Dei

26 décembre 2017 § Poster un commentaire

Qui est cet Enfant?

“Jésus cherche encore une demeure”
Jésus est né dans une grotte de Bethléem, dit l’Ecriture, « parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge ». — Je ne m’écarte pas de la vérité théologique si je te dis que Jésus cherche encore une demeure dans ton âme. (Forge, 274)

Saint Josémaria

fêtez Noël avec le pape François, en direct du Vatican!

24 décembre 2017 § Poster un commentaire

Joyeux Noël à tous!

Le 24: Angelus: 12h

Messe de la nuit de Noël : 21h30 (texte de l’homélie ici)

Le 25: Bénédiction et Urbi: 12h (texte intégral ici)

“Il est né”
Noël. — L’on chante: « venite, venite… ». — Approchons car Il est né. Et, après avoir bien vu comment Marie et Joseph veillent sur l’Enfant, je me permets de te suggérer de Le regarder de nouveau, de Le regarder sans te lasser. (Forge, 549)

saint Josémaria

Rendre hommage à l’Enfant-Dieu…en chanson

24 décembre 2017 § 1 commentaire

A chacun son style!

Ou encore, en famille….

Sans oublier les incontournables!

Joyeux Noël et n’oubliez pas , à partir de midi, les rendez-vous direct avec le pape François au Vatican! 🙂

Les voeux du prélat de l’opus Dei

21 décembre 2017 § Poster un commentaire

Mes très chers enfants, que Jésus vous garde !

Ces lignes vous apportent mes vœux de saint Noël. Ceux de l’an dernier étaient marqués par le récent départ au Ciel de don Javier. Nous ne l’oublions pas, toujours émus et reconnaissants, gardant à l’esprit son ultime prière pour la fidélité de chacun.

Je vous invite à considérer de nouveau ces paroles de saint Josémaria : «Regardons l’enfant, notre Amour, dans son berceau. Regardons-le en sachant que nous sommes face à un mystère. Par la foi, il nous faut accepter ce mystère et, par la foi également, en approfondir le contenu.» (Quand le Christ passe, n° 13)

Le mystère d’un enfant qui est Dieu ! Que Jésus augmente notre foi, pour que nous sachions voir Dieu en Lui ; et pour qu’à partir de cette même foi, nous avancions toujours plus profondément dans la contemplation de cette réalité : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8), et il se fait Enfant à cause de nous et pour nous.

Plongés dans la grande joie annoncée par les anges, à l’instar des bergers nous trouverons Jésus entouré de Marie et de Joseph (cf. Luc 2, 16).

 

Avec toute mon affection, je vous bénis,

Votre Père, Fernando.

Rome, le 18 décembre 2017.

Quand notre rockeur national catéchise la France…

10 décembre 2017 § 1 commentaire

« Ferveur populaire »: c’est peut-être le mot que retiendra pour qualifier l’hommage rendu à notre rockeur national. Une kyrielle d’artistes, de politiques et de célébrités en tout genre. Mais aussi des gens, et encore des gens, de tous âges et conditions, massés dans les rues pour l’accompagner jusque dans sa dernière demeure…Devant une foule aussi hétéroclite que profondément recueillie, la cérémonie religieuse de l’Eglise de la Madeleine résonne comme une longue et belle catéchèse, pendant laquelle chacun semble retenir son souffle. Au coeur de cette catéchèse, une homélie magnifique, retransmise en grand écran et suivie…dans la France entière. RIP Johnny, tu as fait du bon boulot 🙂 !

« Avec une seule poignée de terre, Il a créé le monde
Et quand Il eut créé la Terre, tout en faisant sa ronde
Le Seigneur jugeant en somme qu’il manquait le minimum
Il créa la femme et l’amour qu’elle a donné aux hommes. »

En ce jour où une foule immense communie à la même tristesse, autour de vous Laeticia, Jade et Joy, autour de vous David et Laura, autour de vous leurs mamans, voici que ce refrain chanté par un jeune homme au début des années 60, peut retentir de nouveau.

Ces paroles résonnent comme en écho à celles que nous venons d’entendre, paroles initiales du Livre de la Vie : « La vie s’est manifestée ! ». L’Apôtre Jean pousse ce cri de joie en écrivant aux premières communautés chrétiennes : oui la vie s’est manifestée et elle se manifeste encore, jour après jour, comme un don inestimable qui nous est confié en partage, à nous, hommes de toutes conditions, de tous peuples et de toutes cultures.

En entendant la nouvelle de sa mort, beaucoup ont été saisi de chagrin, d’angoisse, de détresse : ainsi celui qui avait accompagné tant de moments heureux ou douloureux de nos existences ne chanterait plus, sa voix s’est éteinte… Même si chacun au plus intime de lui-même se reconnaît finalement mortel, on en vient à rêver que ceux que nous aimons et que nous admirons, ne connaissent jamais de fin. Et lorsque les ténèbres du deuil paraissent, un froid glacial saisit nos cœurs et nos esprits.

Il y a deux mille ans, un homme naquit. Il se manifesta à ceux qui attendaient du Ciel un Envoyé, comme le Messie, le Christ. Ceux qui le reconnurent comme tel, le suivirent, pensant qu’Il leur donnerait de voir un royaume humain inédit, que rien ni personne ne pourrait détruire. Ils le suivirent sur les chemins de Judée et de Galilée, de Samarie et jusqu’au Temple de Jérusalem. En l’écoutant parler, en le regardant guérir l’aveugle de ses obscurités, purifier le lépreux des rejets qu’il inspire, relever la femme que tous veulent lapider, accueillir l’étranger que nul ne veut recevoir, relever ceux qui étaient morts, ceux qui le suivent apprennent à comprendre qu’en ce Jésus se révèle le visage de Dieu. Et pourtant, un jour, celui qu’ils pensaient être roi sur terre, fut suspendu à la croix d’infamie. Les ténèbres semblaient devoir tout recouvrir : qu’espérer alors et qui croire ? A cette question, le matin de Pâques apporte une réponse éclatante. Celui qui était mort est vivant, le Christ est ressuscité. Désormais, tout homme peut entendre de ses oreilles une Espérance nouvelle : l’Amour est incorruptible. Ce que nos rêves osaient à peine envisager est bien la réalité : la mort n’est pas le dernier mot de nos histoires. S’il n’est pas roi sur la terre, le Christ est bien le Roi de cette terre nouvelle vers laquelle nous marchons, cahin-caha, où la mort disparaît !

« Recherchez avec ardeur les dons les plus grands », je vais vous en indiquer le chemin par excellence écrit Paul aux chrétiens de Corinthe. A ceux qui vivent dans cette cité antique où les plaisirs et les richesses coulent à flots, quel autre chemin vers le bonheur donner que de profiter de tout cela sans vergogne ?
Que sont, pourtant, nos vies sans l’Amour ? Non pas l’amour éphémère d’une passion aussi intense que fugace, non pas l’amour égoïste et narcissique, mais l’Amour véritable qui nous fait reconnaître dans l’autre un frère à aimer, l’amour exigeant qui nous invite à aimer comme Jésus lui-même a aimé. Lequel d’entre nous ne mesure l’infini vide que procurent, au bout du compte, les objets de ce monde pour lesquels nous déployons pourtant tant d’efforts et d’énergie ? Qui n’a jamais ressenti, enfant, la déception devant le jouet tant espéré qui, sitôt obtenu, devient moins séduisant, moins excitant ? Rien ne peut combler le cœur de l’homme sinon l’Amour. C’est cet Amour qui nous rend capables de sortir de nous-mêmes, de croire que nous valons plus que nous n’osons l’envisager, de comprendre que nous sommes appelés à l’immortalité.

A la différence de beaucoup d’entre nous, Jean-Philippe Smet n’a peut-être pas reçu dans les premiers instants de son existence cet Amour qui est dû pourtant à toute vie naissante. Ces regards absents, sans doute, les a-t-il guettés tout au long de sa vie et s’est-il profondément réjoui de les trouver auprès de ceux qui l’ont aimé du plus proche au plus lointain. Mais il avait, un jour de son enfance, entendu retentir au plus secret de son être ces mots prononcés de la bouche même de Dieu : au jour de son baptême ces paroles ont été déposées en lui « Tu es mon enfant bien-aimé, en toi je mets toute ma joie ». « On peut me faire ce qu’on voudra, je resterai chrétien. Je suis sûr que Jésus, lui, ne m’en veut pas » dira-t-il plus tard alors que des journalistes l’interrogent sur sa foi.

A sa manière, tout au long de sa vie, il a cherché l’Amour et il a compris que le moyen le plus certain d’y parvenir était d’aimer, d’aimer sans compter, d’aimer toujours. C’est pour cela que nous sommes là, parce que nous avons un jour compris, à travers ses chansons, sa générosité et sa disponibilité, que nous étions aimés de lui. Si la voix du chanteur et ses mélodies touchent en nous l’intime c’est qu’elles nous révèlent son désir et que ce désir nous bouleverse parfois.

Toute vie est mortelle mais ce qui ne meurt jamais c’est l’Amour : l’amour dont nous avons été aimés et l’amour dont nous aimons : ces liens tissent en chacun de nous un être spirituel immortel, éternel. Ces liens nous mettent dans une communion de plus en plus intime avec Dieu même ; ils nous divinisent. La vie de Johnny Hallyday, parce qu’elle a manifesté l’Amour, y compris dans ses pauvretés et dans ses manques, nous invite à lever les yeux vers Celui qui en est la source et l’accomplissement. Celui dont il nous dit, en reprenant l’image biblique, qu’avec « une poignée de terre il a créé le monde » afin d’y faire vivre l’Amour.

Oui, à chacun de vous cette promesse est renouvelée aujourd’hui : votre vie est précieuse, tellement précieuse. Ensemble, nous sommes invités à cheminer en ce monde, frères et sœurs, en laissant l’amour accomplir en nous le don de nous-mêmes. Chacun d’entre vous est infiniment aimé de Celui qui ne cesse de nous créer et qui nous appelle le jour venu à le contempler face-à-face. Quels que soient votre existence, ses doutes, ses hontes, ses renoncements, ses blessures, cet Amour dont Dieu vous aime ne passera jamais. Il est le seul bien, la seule promesse que rien ni personne ne pourra jamais nous enlever, nous arracher.
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » dit Jésus à ceux qui cherchent le chemin de la Vie. Comme Jean-Philippe, devenu Johnny Hallyday, nous sommes tous appelés à laisser percer en nous cette lumière divine qui fait de nous des icônes de l’Amour de Dieu plutôt que des idoles dont la vie s’épuise.
Entre dans la Lumière Johnny Hallyday, une Lumière, un Feu qui ne s’éteint jamais. Te voilà accueilli par un Père qui ouvre les bras à l’enfant tant aimé, toi qui as tant cherché et tant donné aussi. Avec toi, nous l’entendons te dire pour toujours ces paroles qui viennent en écho jusqu’à nous car elles nous sont aussi adressées, sans aucun doute possible : « Que je t’aime, que je t’aime… » Amen.

Homélie de Mgr Benoist de Sinety, vicaire episcopal du diocèse de Paris

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