Les papes et la diplomatie des gestes , par Marco Tosatti

30 juin 2014 § Poster un commentaire

émission-19-juin-768x1024Invité par le service de Communication de l’Opus Dei en France pour un petit déjeuner de presse le 17 juin, Marco Tosatti a proposé une intervention sur le thème: « Les Papes et la diplomatie des gestes ». Vous pouvez retrouver ici son exposé enregistré par Radio Notre Dame à la suite de ce rendez-vous matinal.

Analysant les premiers gestes du pontificat  du pape François, dans le cadre du thème développé, Marco a pu répondre aux nombreuses questions de journalistes présents. Il a accompagné les papes Jean Paul II et Benoît XVI dans tous leurs voyages et place volontiers sa longue expérience au service de ses confrères. Si, en tant que journaliste, il reste observateur,  son exposé est empreint de chaleur humaine et d’une grande connaissance de l’Eglise. Non sans humour, il commence son intervention sur une répartie du pape François: «Les gestes les plus authentiques sont ceux auxquels on ne réfléchit pas, ceux qui viennent naturellement ».

Des interviews radio et télévisées se sont ensuite succédé, dans  l’ ambiance très conviviale, qui est devenue la marque de nos rendez-vous de presse matinaux.

La diplomatie des gestes dans les voyages de pape François (texte intégral)

Je dois ouvrir cette rencontre avec un grand merci au Pape. Et je vous explique pourquoi. Quand les amis de l’Université de la Sainte Croix, a Rome, et les amis de l’association Giuseppe De Carli, spécialisée en journalisme, m’ont demandé de parler des gestes des Papes, de la diplomatie, et de comment ces deux éléments se rejoignent et influent l’un sur l’autre, j’ai pensé que c’aurait été très beaux d’avoir un petit soutien digne de foi pour me sentir un peu moins seul sur le chemin.

Et après avoir suivi avec beaucoup d’attention le pape François en Terre sainte, enregistrant tous les évènements et les détails utiles pour ce travail, voilà ! Le groupe des journalistes italiens, auquel j’exprime toute ma reconnaissance, a ouvert le jeu dans la conférence de presse dans l’avion vers Rome en disant (Je cite du Bulletin de Presse du Saint Siège) :
« Saint-Père, vous avez accompli ces jours-ci des gestes qui ont résonné dans le monde entier : la main sur le mur de Bethléem et le signe de croix, le baiser aux survivants (de la Shoah, ndlr) aujourd’hui au Yad Vashem et aussi le baiser, avec le patriarche Bartholomé, hier au Saint-Sépulcre, et de nombreux autres. Nous voulions vous demander si tous ces gestes avaient été réfléchis, voulus, et pourquoi ils avaient été pensés, et selon vous quels en seront les retombées ? Et bien sûr aussi d’avoir invité Peres et Abbas au Vatican… ».
Et voici la réponse :
«Les gestes les plus authentiques sont ceux auxquels on ne réfléchit pas, ceux qui viennent (naturellement). J’ai pensé que je pourrai faire quelque chose, mais pas à un geste concret. Aucun de ces gestes n’a été pensé ainsi. Certaines choses comme, par exemple, l’invitation à prier aux deux présidents, on avait un peu pensé à le faire là (en Terre Sainte, ndlr), mais il y avait tellement de problèmes logistiques, tellement. Car ils doivent tenir compte du territoire où on le fait, et ce n’est pas facile. On a pensé à une réunion, mais au final on a pensé à ce qui, j’espère, se passera bien. On n’y a pas pensé à l’avance. Je ne sais pas… il me vient à l’idée de faire quelque chose, c’est spontané, c’est ainsi. Au moins, pour dire la vérité, quelqu’un avait dit ‘là on pourrait faire quelque chose’, mais concrètement rien. Par exemple, au Yad Vashem, c’est venu ainsi».

Alors j’ai pensé que ma prière silencieuse avait été exaucée…car dans sa réponse, le pape François nous a révélé un certain nombre des ressorts – diplomatiques, religieux et humains – de ses gestes, qui sont tellement efficaces.

LE GESTE, LES GESTES

Une première considération apparue en réfléchissant sur ce thème est la suivante. Le « geste » semble faire partie d’un langage très particulier, celui de la poésie et du symbole. Aussi bien la poésie que le symbole disent beaucoup plus que ce qu’on peut exprimer verbalement. Leur message, comme le geste, est plus profond et suggestif – dans le vrai sens du mot, c’est à dire qu’il suggère quelque chose au spectateur. Poésie, symbole et geste se prêtent a être élaborés et développés par qui les écoute, les voit, les reçoit.
La puissance du geste est très grande. Et elle est encore plus grande à notre époque, et dans notre civilisation. La communication semble s’appuyer de plus en plus sur les images, au détriment des mots et des idées. Mais la puissance du geste est une puissance ambiguë, unilatérale. Elle n’implique pas en soi même une réponse, ou une acceptation de la part de l’autre. Son ampleur même, si d’un coté elle lui donne un impact très grand, immédiat et suggestif, de l’autre laisse le témoin libre de lui attribuer la valeur et la signification qu’il veut. Si le mot, le logos « enferme » dans le concept, l’image, l’icône, est ouverte. Et alors il sera nécessaire de se souvenir de cette spécificité quand bientôt nous irons parler des gestes du pape, des papes, et de leur valeur diplomatique.

LES PAPES ET LE GESTES. SACRALISME (HIERATISME) ET HUMANISATION

Mon impression est que l’usage croissant de ce genre de communication de la part des Papes est directement lié, et est une des conséquences, de la progressive diminution du hiératisme de la figure du Pape, et de son humanisation toujours plus marquée. Si, par exemple, nous prenons une image très connue, celle du pape Pie XII au milieu de la foule dans le quartier romain de San Lorenzo, après le bombardement qui détruit le quartier en faisant douzaines des victimes, nous avons deux éléments. Le premier : le Pape, avec sa présence au milieu des gens là-bas, au milieu des décombres fumants , est en train de lancer un message ; soit à son troupeau, soit aux auteurs du carnage. Second élément : nous voyons que sa position, son geste, son attitude sont très hiératiques. C’est surement un des premier gestes « forts » de la papauté dans notre temps; et, en même temps, le sujet qui l’accomplit est un figure imprégnée du hiératisme qui marquait le Pape à cette époque.
Quelques années plus tard nous voyons que, dans un homme sûrement doué de « human touch » et de bonhomie comme Jean XXIII les distances entre lui et les autres – une caractéristique du hiératisme lié au rôle du Pape – sont encore bien gardées. Nous avons par exemple un geste important, très important de Jean XXIII. C’est la décision de faire arrêter le cortège papal devant la Synagogue majeure de Rome. C’était le 17 Mars 1962. La prière du samedi était terminée, les fidèles israélites sortaient du Temple, quand la police a leur demandé de ne pas bouger. Au même temps on a vu arriver le cortège papal. Devant la Synagogue les voitures s’arrêtèrent presque ; le toit de la berline du Pape se soulevait, Jean XXIII se mettait debout, regardait la petite foule, et donnait sa bénédiction. Une rencontre brève, presque par hasard, mais un geste très dense, plein de signification. « Un petit grand geste » c’est, encore aujourd’hui le commentaire du rabbin Vittorio Della Rocca, 80 ans, qui en fut témoin. Un petit geste ; mais pendant l’agonie de Jean XXII une délégation juive fut dans la place Saint Pierre pour prier pour le Pape. Et dans ce geste, quand même, les distances furent bien gardées.

LES CATEGORIES DES GESTES DES PAPES

J’ai réfléchi sur la possibilité de classer les gestes dans des catégories précises, selon leur caractéristique, leur situation et leur but. J’ai essayé d’identifier quelques groupes de gestes, dans l’histoire récente de l’Eglise.
– Il y a le geste « indicatif » : le but est de signaler un parcours, une façon de faire, un but.
– Il y a le geste plus clairement religieusement « symbolique ». Chaque geste est symbolique, mais entre eux, il y en a certains qui parlent avec plus de force du message de l’Eglise et de l’Evangile.
– Il y a le geste qui veut mettre en « évidence » souligner un problème, une question.
– Il y a le geste « diplomatique ». Et il faut dire que dans ce champ les gestes peuvent avoir une signification double. Le geste peut arriver quand la diplomatie – l’échange des mots et des raisons – n’est pas suffisante ; alors il semble nécessaire d’avoir recours à des niveaux intuitifs, émotionnels, plus profonds et au même temps plus superficiels et épidermiques. Le geste à ce moment là peut avoir le sens de reconnaître une impasse, une faiblesse temporaire : je ne peux avancer sur la route de la diplomatie des mots, et alors je pratique le geste. Mais je peux aussi choisir le geste comme un encouragement, pour donner une nouvelle vie à un processus en train de s’éteindre.
– Il y a le geste purement « émotif » qui naît du cœur.
– Et enfin, il y a le « silence » prolongé, marqué. Qui est un geste en soi-même. Nous l’avons vu justement dans le voyage du pape François en Terre Sainte.

LES GESTES DES PAPES : EXEMPLES

Je pense que nous allons continuer à voir de plus en plus de gestes de la part du Pape, et des papes. Le Pape François a utilisé les gestes dès les premières secondes de son règne. Parmi les gestes indicatifs d’un nouveau style pour l’Eglise, nous nous souvenons de la façon dont Jorge Mario Bergoglio s’est présenté après avoir été élu à la Loggia centrale de la Basilique de Saint Pierre; sa requête de recevoir -et pas seulement de donner- une bénédiction de la part des fidèles ; la croix faite avec un métal non précieux ; sa préférence pour des voitures « normales » ; le choix d’habiter à Santa Marta ; son usage du téléphone. Et dans la même catégorie nous pouvons citer le choix du pape Benoît XVI d’utiliser la mitre épiscopale, et non la tiare pontificale dans ses armes de pape.
Dans la catégorie des gestes symboliques du pape François on peut se souvenir de la Lavanda (lavage) des Pieds, le Jeudi saint, objet de tant de débats. Le Pape a choisi non douze prêtres, comme d’habitude, mais douze jeunes reclus, parmi lesquels des jeunes femmes et des musulmans.
Dans la catégorie des gestes diplomatiques je vois la visite de Benoît XVI à la Mosquée Bleue, à Istanbul, et sa méditation silencieuse à côté de l’Iman devant le Mirhab. Je me souviens que les journaux d’Istanbul plaçaient la photo en première page, en évidence, avec le titre « Comme un musulman ». Sa seule présence dans le lieu de culte islamique était suffisante pour recoudre les relations avec le monde musulman, après la citation faite à Ratisbonne sur la relation entre islam et violence, une citation à la base de nombreuses protestations dans les états islamiques. Et toujours à propos de Benoît XVI, comment oublier le geste le plus choquant accompli par un pape depuis plusieurs siècles, la renonciation au gouvernement de l’Eglise ?

JEAN PAUL II, LE PRECURSEUR

Arrivé à ce point de notre analyse, avant d’examiner le voyage du pape François au Levant, il est indispensable de parler un peu de Jean Paul II, un homme qui a fait un usage très important du geste ; aidé en cela par une attention médiatique inédite – jusque-là – dans l’histoire de l’Eglise, et par sa sensibilité particulière pour le monde de la communication. En touchant ce thème, nous nous souvenons de ce qui en a été dit précédemment. Le rapport entre la croissance du nombre et de la qualité des gestes et la progressive humanisation (avec la perte du hiératisme) de la figure du pape. Dans cette catégorie peut rentrer aussi l’usage que Jean Paul II faisait de l’Appartement dans le Palais Apostolique. Le Pape François a dit que l’Appartement est un « entonnoir à l’envers », et il préfère habiter Santa Marta, pour se trouver au milieu d’une communauté.
Wojtyla, qui certainement n’était pas un asocial, a donné une réponse bien différente au problème, en ouvrant l’Appartement. Pour la messe au matin, et après pour le petit déjeuner, pour le déjeuner, pour le dîner. A tout le monde: cardinaux et laïcs, évêques et prêtres. Il prolongeait les audiences en invitant les gens à déjeuner avec lui, et même les journalistes, comme Jas Gawronski, auquel il avait donné une interview. Catholiques, chrétiens ou non. L’Appartement au temps de Karol Wojtyla fut dénommé une auberge ! Une source très fiable rapporte un miracle fait au bénéfice d’un juif américain, assez âgé, pendant la messe dans la Chapelle privée. Saint Jean Paul II a tout simplement transféré sa vie dans la scène publique, comme jamais auparavant dans l’histoire de l’Eglise, ouvrant ainsi la voie à plusieurs changements ; et les changements ont eu lieu.
Même du point de vue des gestes symboliques et diplomatiques Jean Paul II a été un vrai précurseur. La liste est très longue : la visite à la Synagogue de Rome, le billet laissé entre les pierres du Mur des Lamentations, la visite à la Grand Mosquée de Damas (qui était la cathédrale chrétienne auparavant, dédiée à Jean Baptiste). Certains gestes sont particulièrement chers à ma mémoire. Le silence, debout, en regardant la mer, sur la porte de l’Isle de Gorée, d’où partaient les esclaves. Et l’accolade à une femme bolivienne, qui déplorait la pauvreté de son peuple. Si la visite à la Synagogue et le billet au Mur des Lamentations peuvent paraître des gestes diplomatiques envers Israël et le peuple juif, les deux autres semblent dictés par des sentiments de compassion humaine , solidarité avec les douleurs du passé et les injustices du présent.
Il y a quand même toute une série de gestes – envers les femmes et les jeunes femmes – qui me semblent particulièrement riches de signification. Je me souviens qu’à Sidney, 1986, Jean Paul II a pris entre ses mains la tête d’une jeune fille, qui avait prononcé le discours de bienvenue, et lui a donné un gros baiser sur le front. La même chose était arrivée l’année précédente à Gênes . Une jeune fille, au nom des milliers de ses camarades, avait lu le discours de bienvenue. Le Pape lui avait donné un baiser sur le front. La jeune fille était passée tout de suite après saluer l’archevêque de Gênes, le cardinal Siri, de la vieille école, qui lui avait donné l’anneau à baiser…Deux Eglises, deux mondes.

LE PAPE FRANCOIS EN TERRE SAINTE

Et nous voici au voyage du pape François en Terre sainte. Un voyage pas très long – le pape François ne semble pas aimer les longs voyages loin de sa maison – mais sûrement très riche, particulièrement dans le domaine des gestes. J’ai essayé de suivre chaque moment du voyage, avec mon attention focalisée sur les expressions symboliques et les gestes. Tout ça a été possible grâce à la couverture du Centre Vatican de Télévision. La première chose que j’ai cru remarquer est la suivante : ce pape sourit rarement ; ou, du moins, il n’a pas souri beaucoup dans la première journée de son voyage. C’est bien vrai que la situation qu’il a trouvée – guerre, violence, divisions, injustices etc, etc. – n’encourage pas à l’allégresse, bien au contraire. Mais l’impression que j’ai ressentie était celle d’une grande impassibilité. Et, peut-être, c’est pour cette raison que quand il s’ouvre dans le sourire, son sourire par contraste frappe avec une efficacité toute spéciale. « Nous avons besoin de votre beau sourire et de votre santé » lui a dit le Patriarche Latin Fouad Twal. Mais pendant plusieurs heures, jusqu’à la rencontre avec les enfants, à Betanya, le sourire n’a pas fait son apparition.
Autre chose. Le pape François n’est pas seulement un créateur de gestes ; il les provoque, symboliques. Pendant la messe à Bethleem il avait un bâton pastoral en bois, fabriqué pour lui par des reclus italiens. Et avant la fin du voyage il a reçu en cadeau une croix composée avec des fragments du Mur de division entre Israël et les territoires.
C’est justement au Mur de division que le pape François a accompli un des premiers gestes historiquement significatifs dans ce voyage. Le Pape, hors du programme, fait arrêter le cortège devant le Mur, et reste debout sous un grand « graffiti » : « Pope we need some one to speak about injustice. Bethleem looks like Warsaw Ghetto ». « Pape, nous avons besoin de quelqu’un qui parle de justice. Bethleem ressemble au ghetto de Varsovie ». La Pape appuie la main contre le Mur, debout en silence devant le béton. C’est une photo qui fait naître des réactions en Israël, un geste pour mettre en évidence un problème. Un geste qui en provoque un autre. L’invitation de la part du premier ministre Netanyhau à s’arrêter devant le monument pour les victimes du terrorisme. Le Pape accepte.
Mais un peu avant, à Bethleem, a lieu le geste, le grand geste, diplomatique du voyage : l’invitation à prier pour la paix « chez moi », pour Abu Mazen et Shimon Peres. Nous nous souvenons des mots du pape François dans l’avion pour expliquer son geste : « …on avait un peu pensé à le faire là (en Terre Sainte, ndlr), mais il y avait tellement de problèmes logistiques, tellement. Car ils doivent tenir compte du territoire où on le fait, et ce n’est pas facile. On a pensé à une réunion, mais au final on a pensé à ce qui, j’espère, se passera bien. On n’y a pas pensé à l’avance. Je ne sais pas… ». Je pense, peut être, que le Pape et le Secrétaire d’Etat avaient pensé à un geste diplomatique à réaliser sur place. Les difficultés de la situation ont obligé le Pape à trouver un endroit neutre, une invitation à laquelle il était impossible de répondre sans l’accepter.
Continuons notre examen. Avec Abu Mazen il y a une accolade à la messe à Bethleem ; après, le pape va vers l’hélicoptère en tenant par la main le leader palestinien, et prend congé avec une autre grande accolade. Quand le Pape descend de l’hélicoptère, il donne une belle poignée de main au militaire qui l’a précédé pour mettre à terre le petit escalier. Une autre accolade, cette fois-ci avec le président israélien Shimon Peres. Netanhyau aura une poignée de main. Encore des accolades, cette fois-ci avec le Patriarche de Constantinople, Bartholomée. Le geste sera fait à nouveau pour créer une « photo opportunity » au Sépulcre.
Encore : au Mur des Lamentations le Pape répète le geste des fidèles israélites, rendu célèbre par Jean Paul II. Le pape François met un billet, écrit par lui-même, entre les pierres. Et devant le Mur des Lamentations le pape, le rabbin argentin Skorka et l’iman Omar Abboud se donnent une grande accolade et marchent ainsi, unis entre eux. Les trois religions du Livre dans la diplomatie de l’accolade. Je pense que c’est justement dans ce geste, dans l’accolade, l’embrassade, une rencontre physique humaine et primordiale, que nous pouvons trouver le symbole principal et unifiant du voyage en Terre sainte du pape François.
Pour terminer, je pense que à Yad Vashem, le lieu de la mémoire de la Shoah, le cœur a inspiré au pape François le geste de baiser la main aux survivants des Camps d’extermination, deux femmes et quatre hommes. Le Pape est resté longtemps debout, en silence, après avoir prononcé son terrible discours sur l’homme et la liberté. « Peut-être même le Père ne pouvait pas imaginer un telle chute, un tel abîme ! ». Le silence même est un geste, de temps en temps ; pour exprimer ce que les mots ne peuvent pas exprimer. L’affolement devant l’immensité du Mal. Devant l’abîme qu’est le cœur humain.

       M. Tosatti

 

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